Chers Collegues

Oui je t’écris cette petite lettre, petite merde.

Tu crois tout savoir, tu crois que lâcher des phrases de merde du style “Ha oui, une dépression c’est dur” t’absout de toute ta bêtise, tout ton égoïsme ?

Bein non, comme le disait mon grand père, et pas que le mien d’ailleurs, le respect ca se mérite. Alors je te dis pas que je suis un être irréprochable. La souffrance à cela d’emmerdant qu’elle fait chier celui qui la ressent, mais aussi celui qui la côtoie. Mais tout de même…

Vos petits regards défiants quand j’arrive à braver la maladie pour venir bosser, vos petits rires entendus, vos petites remarques de merde, vos petites carrières, qui semblent si précieuses… mais tout ça, chers collègues, j’aimerais dire que je m’en fous, que ca me passe au dessus… mais non, je le prends en pleine gueule et je souffre.

Je souffre de pas être à la hauteur de ce que je voudrais être, je souffre de mettre les autres dans la merde… (oui passke vu ce que vous êtes efficace, il me suffit d’une demi journée pour rattraper votre semaine de travail), et je souffre de souffrir.

Mais vous aimez en rajouter, vous aimez faire sentir votre supériorité de citoyens bien intégrés au monde du travail.

Aujourd’hui je ne suis pas là, j’ai préféré être malade que venir supporter votre petit monde formaté, votre entreprise digestive qui finira bien par vous lâcher aussi dans un grand concert de pet et de chiasse.

Vous n’êtes personne pour eux, je ne suis personne pour vous, en tout cas plus personne. Mais vous aimez à penser que vous êtes indispensable au boulot, au moins ca de pris. Moi je ne le suis pas, ce que je fais, un gamin de 8 ans pourrait le faire… Alors laissez moi souffrir tranquille, laissez moi réfléchir aux erreurs que j’ai faites professionnellement pour me retrouver dans cette usine à démotiver.

Je voudrais trouver un emploi et non un travail, je voudrais me sentir utile à autre chose qu’au porte monnaie de notre actionnaire.

En attendant… je souffre et surtout… je vous emmerde.

09:59 am, by loycannab  Comments

Vous etes des epaves

  04:21 pm, by loycannab  Comments

T es qu une epave

  04:00 pm, by loycannab  Comments

This is life 2

  07:32 pm, by loycannab  Comments

This is life 1

  07:31 pm, by loycannab  Comments

L ecran de droite est un alibi…

  03:31 pm, by loycannab  Comments

Programme du jour…

  03:28 pm, by loycannab  Comments

Uke and sun

  04:23 pm, by loycannab  Comments

Road to kill

  08:03 am, by loycannab  Comments

Failaddict

« J’ai l’impression que tu t’attaches à reproduire ce que tu passes ton temps à décrier ». Poum, prends ca dans la gueule, une phrase qui est surement vraie, vu qu’elle raisonne encore. Pas souvent parlé avec cet homme, finalement, j’ai grandi avec lui, sans doute refusé beaucoup de ce qu’il voulait m’apporter mais au final, je n’avais jamais vraiment discuté de choses profondes et sérieuses. Et hier soir, après une crise comme j’en avais pas fait depuis longtemps, il m’a appelé et il m’a sorti cette phrase, comme un couperet, gentiment, mais il l’avait dit.

Reproduire quoi alors ? La dépendance, le manque total d’autonomie des hommes dans ma famille du côté paternel. Oui, a 60 berges mon père est retourné vivre chez sa mère, il aurait Alzheimer soit disant, ce qui est peut être vrai, mais le fait est là, il fait comme son père, il tombe malade jeune et à défaut d’avoir une femme de qui devenir dépendant, il va chez sa mère.

Et moi quelques mois plus tard ? Pareil… Sous le prétexte d’une dépression, réelle aussi, je retourne chez ma mère. Et je reste là, à ne pas pouvoir aller bosser, a ressasser mon angoisse, mes peurs, mes souffrances…

Mais au final, que pourrait représenter cette volonté de dépendance, de non choix ? Ce qu’il s’est passé ce lundi soir, où j’ai passé 5 heures à pleurer pratiquement non stop, en m’arrêtant à peine pour pisser (car l’adage qui dit ‘pleure tu pisseras moins’, c’est faux hein), c’est que je m’apercevais que ma vie jusqu’à présent, n’était composée pratiquement que d’échecs volontaires. Oui, volontaires. Le refus de faire ce qui aurait pu me plaire, ce qui aurait pu me faire réussir. Le théâtre, arrêté alors que tous mes profs et amis me conseillait de continuer ; les études, où j’ai fait en sorte de raté mon année, mon boulot, que j’ai choisi par raison, sans aucune envie de me retrouver là… j’en passe sans doute…

Et alors, que faire de ce constat ? Constater que je suis un failaddict, que comme Sanseverino dans le swing du nul, tout ce que j’entreprends finit par rater ? Comme me le disait cet homme hier soir, il n’y a pas de petite réussite, chaque fois que tu souhaite quelque chose, et que tu y arrives, c’est une victoire. Certains ont besoin de devenir ministre pour se sentir réussir, d’autres de construire une maison. Et moi ? De quoi ai-je envie ? Que devrais-je faire pour être bien ?

Là est la vraie question, car au-delà du constat d’échec, qui est ce qu’il est, il faut me demander ce que je veux faire, qui je veux devenir…

04:11 pm, by loycannab  Comments